Un autre pas vers la régression
Il y a presque 40 ans, ce fut Martin Luther King. Il y a 20 ans c’était Thomas Sankara, aujourd’hui, c’est au tour de Benazir Butto de faire partie de ces « martyrs » à qui l’on a arraché trop tôt la vie.
C’est à croire que vouloir le progrès raccourci notre existence sur terre. L’ assassinat de l’ex premier ministre pakistanais (qui s’ajoute à une liste interminable), devrait nous inquiéter sur le sort des pays du sud. Comment parler de développement, de renouveau , de changement social et politique si l’on tue les acteurs qui se battent pour ces principes ? Peut-on encore songer à une paix si ceux qui appellent à un monde nouveau et meilleur signent en même temps leur arrêt de mort ? A quoi sert la liberté d’expression, droit fondamental, si elle entraîne une condamnation à mort ?
La pensée qui distingue l’homme de l’animal, est censée nous aider à atteindre une certaine perfectibilité. De nos jours, certains l’utilisent pour se créer des armes à feu ou nucléaires, d’autres des ceintures explosives et tuer des innocents au nom de leurs principes, de leur patrie ou d‘« Allah », un nouveau parti politique.
L’homme meurt mais sa pensée survit toujours. Que leurs âmes reposent en paix. La lucha sigue
Marika

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